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Certains médicaments contre le diabète de type 2 pourraient réduire le risque de démence

On constate de plus en plus que les agonistes du récepteur du peptide -1 de type glucagon (GLP-1) et les inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase -4 (DPP-4) pourraient avoir des effets protecteurs sur le cerveau
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 15 January 2026

Selon une vaste étude de l’Université º£½ÇÉçÇø, deux classes de médicaments à base d’incrétines couramment prescrits pour traiter le diabète de type 2 sont associées à une réduction du risque de démence.

Étayées par des données cliniques de plus de 450 000 patients, ces conclusions s’ajoutent aux données probantes de plus en plus nombreuses témoignant d’un possible effet neuroprotecteur des traitements à base d’incrétines.

s’est penchée sur les agonistes du récepteur du GLP-1, dont font partie des médicaments comme l’Ozempic, ainsi que sur les inhibiteurs de la DPP-4.

« Ces résultats sont très prometteurs », indique la docteure Christel Renoux, professeure agrégée au Département de neurologie et de neurochirurgie de l’Université º£½ÇÉçÇø et chercheuse principale à l’Institut Lady Davis de recherches médicales. « En tenant compte de facteurs négligés dans les études précédentes, nous apportons des preuves plus solides des bienfaits cognitifs potentiels. »

Le diabète de type 2 augmente le risque de démence d’environ 60 %, et peu de stratégies connues parviennent à réduire ce risque, ajoute-t-elle. Le nombre de personnes atteintes de démence au Canada .

Des effets plus marqués avec le temps

Pendant environ trois ans, les chercheuses et chercheurs ont suivi des patients âgés de 50 ans ou plus qui amorçaient un traitement à base d’incrétines, ainsi qu’un groupe qui prenait des sulfonylurées, autres médicaments couramment prescrits contre le diabète.

Chez les patients qui ont pris des inhibiteurs de la DPP-4, on a constaté une réduction de 23 % du risque de démence par rapport à ceux qui ont pris des sulfonylurées, groupe témoin dont le médicament n’a pas de vertus neuroprotectrices connues. Plus la durée d’utilisation et la dose d’inhibiteurs de la DPP-4 étaient élevées, plus le risque diminuait. Les agonistes du récepteur du GLP-1 ont montré une tendance similaire, quoique moins marquée, car moins de patients utilisaient ces nouveaux médicaments.

« Les médicaments GLP-1 font déjà l’objet d’une attention considérable, et ces résultats semblent indiquer que les inhibiteurs de la DPP-4 méritent également d’être étudiés de plus près », souligne la professeure et chercheuse.

Une étude conçue pour réduire les biais

Des études antérieures ont évoqué les bienfaits cognitifs des traitements à base d’incrétines, mais pour beaucoup d’entre elles, on ne disposait pas d’informations détaillées sur la santé des patients, notamment sur la gravité du diabète, facteur prédictif important de la démence. Grâce à des données cliniques plus étoffées provenant du Clinical Practice Research Datalink (au Royaume-Uni), les scientifiques ont pu tenir compte de facteurs comme celui-là et ainsi obtenir une comparaison plus fiable.

« Ces résultats nous fournissent des preuves solides de ce que les scientifiques soupçonnaient depuis un bon moment, confirme la docteure Renoux. Ces médicaments pourraient avoir des bienfaits, bien au-delà du contrôle de la glycémie, que nous commençons à peine à comprendre. »

Selon elle, des études à plus long terme seront nécessaires pour confirmer ces résultats, notamment chez les personnes qui utilisent des médicaments GLP-1 pour perdre du poids.

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L’article « », par Yun‑Han Wang, Christel Renoux et coll., a été publié dans Drug Safety. Cette étude a été financée par une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada.

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