şŁ˝ÇÉçÇř

Thomas Soehl obtient un financement du FRQ pour étudier la francisation et l’intégration chez les nouveaux arrivants

°Őłó´Çłľ˛ą˛őĚýł§´Ç±đłó±ô, professeur Ă  l’UniversitĂ© şŁ˝ÇÉçÇř, a obtenu du financement qui lui permettra d’étudier les difficultĂ©s Ă©prouvĂ©es par les personnes allophones nouvellement arrivĂ©es au QuĂ©bec qui tentent d’établir un rĂ©seau social francophone, essentiel Ă  l’utilisation du français dans la vie quotidienne et Ă  une participation significative au sein d’une sociĂ©tĂ© majoritairement francophone.

Professeur au DĂ©partement de sociologie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en migration internationale, °Őłó´Çłľ˛ą˛őĚýł§´Ç±đłó±ô s’est vu attribuer une subvention de 249Ěý000Ěýdollars pour son projet, intitulĂ© Le français entre amisĚý: rĂ©seaux sociaux et usage du français chez les immigrants au QuĂ©bec. Ce financement est accordĂ© par le Fonds de recherche du QuĂ©bec (FRQ), en partenariat avec le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’IntĂ©gration (MIFI), dans le cadre du .

Ěý

Défis en matière d’intégration francophone au Québec

MalgrĂ© des investissements importants dans les programmes de francisation, l’intĂ©gration francophone demeure un dĂ©fi pour les personnes allophones nouvellement arrivĂ©esĚý: celles dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais. Bien que plus de 81Ěý% des nouveaux immigrants dĂ©clarent ĂŞtre en mesure de prendre part Ă  une conversation en français, près du quart d’entre eux ne possèdent toujours pas les compĂ©tences linguistiques nĂ©cessaires pour participer pleinement Ă  la vie sociale, culturelle et Ă©conomique du QuĂ©bec.

«ĚýLe plus souvent, nous utilisons notre langue dans des contextes informels qui Ă©chappent aux politiques gouvernementales, dans les interactions sociales avec nos proches ou nos voisins, par exemple, ou dans les espaces communautaires, explique le professeurĚýSoehl. Nous nous intĂ©ressons particulièrement Ă  la crĂ©ation de liens d’amitiĂ© durables, puis de cercles d’amis par les nouveaux arrivants, et aux contextes dans lesquels ces liens se forment.Ěý»

Les recherches de °Őłó´Çłľ˛ą˛őĚýł§´Ç±đłó±ô portent sur les migrations internationales, la race et l’ethnicitĂ© comparĂ©es, les connexions transfrontalières et les processus intergĂ©nĂ©rationnels dans les familles de migrants. Avec son Ă©quipe, il analysera l’influence de l’intĂ©gration sociale et linguistique sur le sentiment d’appartenance des nouveaux arrivants et leur dĂ©sir de s’établir dĂ©finitivement au QuĂ©bec, en tenant compte du rĂ´le crucial de l’amitiĂ© dans l’apprentissage du français et dans l’établissement de liens sociaux interethniques durables.

L’équipe de recherche comprend la cochercheuse , professeure adjointe au DĂ©partement de dĂ©mographie de l’UniversitĂ© de MontrĂ©al, ainsi que les collaborateurs JillĚýHanley, professeure Ă  l’École de service social de l’UniversitĂ© şŁ˝ÇÉçÇř, et , professeur de sociologie au DĂ©partement des sciences Ă©conomiques et sociales de l’UniversitĂ© de Cologne.

Ěý

Cercles d’amis et intégration francophone

Bien que les politiques publiques puissent favoriser l’apprentissage du français en imposant des cours obligatoires et des compétences minimales, elles ne peuvent pas reproduire les contextes immersifs dans lesquels la langue est utilisée au quotidien, comme les relations d’amitié, les espaces communautaires et les interactions de quartier.

L’hypothèse selon laquelle le français est plus susceptible de devenir la langue commune d’échange lorsque les personnes immigrantes s’intègrent Ă  des cercles d’amis majoritairement francophones est au cĹ“ur du projet de °Őłó´Çłľ˛ą˛őĚýł§´Ç±đłó±ô.

L’équipe tentera de déterminer si la fréquentation d’un cercle d’amis francophones favorise l’usage et l’apprentissage du français. Les chercheurs examineront le lien entre les relations d’amitié durables et la formation de cercles d’amis parlant français, l’influence des changements dans la langue parlée et des réseaux d’amitié sur le sentiment d’appartenance et le désir de demeurer au Québec, ainsi que les contextes sociaux dans lesquels les personnes immigrantes établissent des relations durables et susceptibles de se renforcer.

L’équipe suivra environ 250Ěýpersonnes non francophones nouvellement arrivĂ©es au QuĂ©bec, sur une pĂ©riode de deuxĚýans. Les participants seront interrogĂ©s toutes les huitĚýsemaines au sujet de leurs relations sociales, de leur engagement communautaire et de leurs pratiques linguistiques dans divers contextes de la vie quotidienne. Cette approche de suivi frĂ©quent permettra de saisir le caractère hautement dynamique de la formation de liens sociaux durant la pĂ©riode cruciale suivant l’arrivĂ©e, alors que les relations d’amitiĂ© Ă©voluent particulièrement rapidement. Un groupe sĂ©lectionnĂ© de participantes et participants prendra Ă©galement part Ă  des entretiens approfondis qui permettront Ă  l’équipe de mieux comprendre comment les relations d’amitiĂ© individuelles se forment, Ă©voluent et se rompent au fil du temps.

Le projet du professeurĚýSoehl se penchera Ă  la fois sur les conditions qui influencent le dĂ©sir des nouveaux arrivants d’apprendre le français et sur celles qui favorisent leur Ă©tablissement au QuĂ©bec. Il rĂ©pond ainsi directement aux prioritĂ©s du FRQ relatives aux politiques d’immigration et d’intĂ©gration. Les rĂ©sultats de l’équipe seront diffusĂ©s sous forme de publications savantes, d’exposĂ©s de politiques et d’ateliers destinĂ©s tant au milieu de la recherche qu’à celui des politiques publiques. Ils contribueront ainsi Ă  la traduction des connaissances issues de la recherche en politiques quĂ©bĂ©coises plus efficaces et fondĂ©es sur des donnĂ©es probantes.

Il s’agit d’un des 13Ěýprojets financĂ©s dans le cadre d’un investissement total de 2,87Ěýmillions de dollars du Programme visant Ă  soutenir l’élaboration de politiques publiques fondĂ©es sur des donnĂ©es probantes en matière d’immigration, d’intĂ©gration et de relations interculturelles au QuĂ©bec.

Back to top