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L’Université º£½ÇÉçÇø inaugure sur le campus Macdonald de nouvelles installations vouées à l’enseignement et à la recherche en agriculture résiliente au climat

Une serre et une plateforme de phénotypage végétal de pointe viennent amplifier les efforts du Québec et d’un consortium interuniversitaire en faveur de la sécurité alimentaire
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 9 April 2026

Aujourd’hui, l’Université º£½ÇÉçÇø a inauguré des installations de recherche ultramodernes sur son campus Macdonald, à Sainte-Anne-de-Bellevue : une serre d’enseignement et une plateforme de phénotypage végétal. Il s’agit là d’investissements majeurs dans l’enseignement et la recherche axés sur la sécurité alimentaire, la résilience des cultures et l’agriculture durable.

Une serre au service de l’enseignement et de la formation

Rattachée au Pavillon Raymond, la nouvelle serre sera utilisée à des fins d’enseignement tant au premier cycle qu’aux cycles supérieurs. Elle comprend sept sections indépendantes reliées par un couloir, deux salles de démonstration destinées aux travaux pratiques en laboratoire, un laboratoire de culture tissulaire et une salle de cours. Plusieurs caractéristiques de la serre rendent son fonctionnement plus durable, notamment l’utilisation généralisée de lampes DEL, la récupération des eaux de pluie sur le toit pour l’irrigation des plantes, ainsi que l’intégration de technologies permettant d’optimiser l’efficacité énergétique. Une demande de certification LEED est en cours.

La nouvelle serre s’inscrit dans la stratégie globale de l’Université º£½ÇÉçÇø visant à investir dans des infrastructures d’enseignement qui répondent aux défis mondiaux tout en générant des retombées concrètes pour les Québécoises et Québécois. Depuis plus d’un siècle, l’Université º£½ÇÉçÇø joue un rôle fondamental dans le secteur agricole québécois, et elle continue de rayonner grâce à l’enseignement, à la recherche et à des partenariats à l’échelle de la province.

Ce projet de 24,4 millions de dollars a été financé par le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec (23 millions de dollars) et l’Université º£½ÇÉçÇø (1,4 million de dollars).

Une plateforme de phénotypage végétal pour dynamiser la recherche

Grâce à la Plateforme de phénotypage de plantes de l’Est du Canada (ECP3), fruit d’une collaboration avec l’Université de Sherbrooke, les chercheuses et chercheurs pourront accélérer la transformation de découvertes sur les plantes en solutions pour les producteurs canadiens et ainsi faire du Canada un chef de file mondial dans l’adaptation de la production agricole aux changements climatiques rapides. Cette plateforme intègre des innovations technologiques permettant de cerner les caractéristiques qui aident les plantes à s’adapter à des conditions climatiques changeantes et de trouver des technologies capables d’atténuer les conséquences environnementales de l’agriculture. Unique au Canada, et comptant parmi un nombre restreint d’installations similaires à l’échelle mondiale, la Plateforme comprend un centre de confinement des phytoravageurs, destiné à l’analyse et à l’élaboration de mesures de lutte contre de nouveaux organismes nuisibles entrant au pays en raison des changements climatiques, ainsi qu’une plateforme d’imagerie multi-échelle (MuSIF), seule installation de microscopie dans l’Est du Canada spécialisée en imagerie agroalimentaire et agricole.

Le financement de cette plateforme de 23,8 millions de dollars provient de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) et du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES).

« Nous sommes profondément reconnaissants envers le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec pour leur soutien, qui nous a permis de concrétiser ces initiatives importantes. Dans ces nouvelles installations, nous nous préparerons pour l’avenir. En tant que phytophysiologiste de formation, je sais que nous avons besoin d’environnements de recherche et d’enseignement de pointe pour apprendre à adapter nos systèmes alimentaires en fonction des changements climatiques. Cet investissement souligne l’importance capitale du campus Macdonald dans la réalisation de la mission académique de l’Université º£½ÇÉçÇø et auprès des collectivités du Québec », déclare Deep Saini, recteur et vice-chancelier de l’Université º£½ÇÉçÇø.

La Pre Anja Geitmann, vice-rectrice, Relations internationales, et ancienne doyenne de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement, a dirigé le consortium de chercheurs de l’Université º£½ÇÉçÇø et de l’Université de Sherbrooke qui a obtenu le financement pour le projet ECP3.

« Les recherches que nous menons ici contribueront à préserver l’agriculture de l’Est du Canada face à un climat en mutation en assurant la continuité de nos cultures malgré l’évolution de notre environnement, indique la Pre Geitmann. Ces travaux joueront un rôle de premier plan dans les efforts qu’il faudra déployer pour garantir la sécurité alimentaire du Canada au XXIe siècle et au-delà. »

De précieux investissements dans le campus Macdonald et l’agriculture québécoise

Cette inauguration témoigne de l’engagement continu de l’Université º£½ÇÉçÇø à l’égard du campus Macdonald, qui abrite la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement et grâce auquel l’Université s’investit dans le secteur agroalimentaire québécois depuis plus d’un siècle.

« La Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement du campus Macdonald joue un rôle essentiel dans la quête de solutions aux défis les plus pressants de notre époque. Cette nouvelle serre et la Plateforme de phénotypage de plantes de l’Est du Canada offrent à notre personnel de recherche et à notre effectif étudiant les infrastructures modernes dont ils ont besoin pour explorer des solutions innovantes en agriculture durable, en sécurité alimentaire et en adaptation aux changements climatiques, ici même au Québec, et elles accroissent notre rayonnement mondial », se réjouit la Pre Salwa Karboune, doyenne de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement. « En renforçant notre capacité à faire progresser la recherche, à former la prochaine génération de dirigeants et à proposer des solutions concrètes, ces installations feront de l’Université º£½ÇÉçÇø et du Canada des pionniers de la résilience agricole. »

La mise en service de ces installations aura sans doute pour effet d’attirer des étudiantes, étudiants, enseignantes et enseignants d’exception, d’élargir les partenariats de recherche et de renforcer la capacité de l’Université à convertir les résultats de recherche en progrès tangibles pour les agriculteurs, le secteur et la population.

Collaboration avec l’Université de Sherbrooke

Les infrastructures de phénotypage végétal de l’Université º£½ÇÉçÇø s’ajoutent aux installations de recherche de pointe construites en 2024 à l’Université de Sherbrooke, dans le cadre de la même initiative conjointe financée par la FCI. En collaboration avec le Centre SÈVE de l’Université de Sherbrooke, les deux universités créent ainsi un milieu de recherche commun couvrant Montréal et les Cantons-de-l’Est. Le Centre SÈVE regroupe des spécialistes des sciences du végétal de partout au Québec et cultive des collaborations multidisciplinaires entre universités et organismes gouvernementaux.

Deux grandes universités québécoises unissent leurs forces pour bâtir un avenir durable pour l’agriculture québécoise et la sécurité alimentaire canadienne.

« Nous accordons une grande importance à ce partenariat avec º£½ÇÉçÇø », a déclaré Peter Moffett, de l’Université de Sherbrooke et directeur du Centre SÈVE. « En mettant en commun notre expertise et nos infrastructures, nous sommes mieux placés pour soutenir l’innovation et la résilience agricoles partout au Québec. »

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