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Quatre études mcgilloises parmi les 10 découvertes de l’année du magazine Québec Science

Le magazineĚýQuĂ©bec ScienceĚýa publiĂ© sa liste desĚý. Quatre Ă©tudes mcgilloises y sont nommĂ©es.

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Traitant de fossiles préhistoriques et de fertilité chez la femme, ces articles mettent en lumière le vaste éventail de compétences des chercheurs de l’Université.

«ĚýFĂ©licitations aux remarquables chercheurs et chercheuses de l’UniversitĂ© şŁ˝ÇÉçÇř dont les travaux ont Ă©tĂ© nommĂ©s parmi les 10ĚýdĂ©couvertes de l’annĂ©e du magazineĚýQuĂ©bec Science, dĂ©clare DominiqueĚýBĂ©rubĂ©, vice‑rectrice Ă  la recherche et Ă  l’innovation. Grâce Ă  ces recherches, qui ont menĂ© Ă  la dĂ©couverte du premier fossile de libellule datant de l’ère des dinosaures au Canada, donnĂ© lieu Ă  des avancĂ©es dans le traitement de la douleur et de l’infertilitĂ©, et jetĂ© un nouvel Ă©clairage sur les rĂ©percussions des Ă©missions de mĂ©thane au pays, l’UniversitĂ© aide Ă  consolider la position de chef de file scientifique du QuĂ©bec tout en proposant des solutions qui trouvent Ă©cho Ă  l’échelle mondiale.Ěý»

L’UniversitĂ© n’en est pas Ă  sa première prĂ©sence dans le palmarès des 10ĚýdĂ©couvertes de l’annĂ©eĚý: uneĚýĚýy a figurĂ© en 2024, etĚýĚýy ont Ă©tĂ© nommĂ©es en 2023.

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Le lien entre muscles, cerveau et fertilité

Une Ă©quipe de recherche de l’UniversitĂ© şŁ˝ÇÉçÇř a mis au jour un axe reliant les muscles et l’hypophyse qui pourrait jouer un rĂ´le inattendu dans la fertilitĂ© fĂ©minine. Cette dĂ©couverte pourrait mener Ă  la mise au point d’options de traitement inĂ©dites contre l’infertilitĂ©.

«ĚýJusqu’à maintenant, on ignorait la dynamique du rapport entre les deux organes, voire l’existence d’un lien entre eux, indique DanielĚýBernard, auteur en chef et professeur au DĂ©partement de pharmacologie et de thĂ©rapeutique. Cette dĂ©couverte marque une avancĂ©e dans notre comprĂ©hension du corps humain et de ses ramifications complexes.Ěý»

L’équipe de recherche a découvert qu’une baisse du taux de myostatine, protéine produite par les muscles, retardait la puberté et réduisait la fertilité chez la souris. Le retour à la normale du taux de myostatine a fait bondir le taux d’hormone hypophysaire stimulant la maturation de l’ovule dans les ovaires, mais on cherche encore à savoir si la fertilité peut ainsi être rétablie.

Cette percĂ©e ouvre la voie Ă  d’autres recherches sur les variations naturelles du taux de myostatine et leur incidence sur le moment de la pubertĂ©, l’interruption des règles chez les athlètes fĂ©minines et l’infertilitĂ© idiopathique.ĚýLire l’article

Une Ă©quipe de l’UniversitĂ© şŁ˝ÇÉçÇř dĂ©couvre le premier fossile de libellule de l’ère des dinosaures au Canada

Des chercheurs mcgillois ont dĂ©couvert un fossile d’aile de libellule remontant au CrĂ©tacĂ© dans le parc provincial Dinosaur, en Alberta, une première dans l’histoire de la palĂ©ontologie canadienne. Cette dĂ©couverte a permis de combler un vide de 30Ěýmillions d’annĂ©es dans l’évolution des libellules.

«ĚýC’est la première libellule de l’ère des dinosaures jamais trouvĂ©e au Canada, prĂ©cise AndrĂ©ĚýMueller, auteur principal de l’étude et Ă©tudiant Ă  la maĂ®trise au DĂ©partement de biologie. Sa taille correspond environ Ă  celle d’une main humaine.Ěý»

L’équipe a baptisĂ© cette nouvelle espèceĚýCordualadensa acorniĚýet l’a mĂŞme classĂ©e dans une nouvelle famille,Ěý°ä´Ç°ů»ĺłÜ˛ą±ô˛ą»ĺ±đ˛Ô˛őľ±»ĺæ, compte tenu de ses caractĂ©ristiques remarquables et de son anatomie particulière. Le fossile a Ă©tĂ© repĂ©rĂ© lors d’un cours de palĂ©ontologie des vertĂ©brĂ©s sur le terrain dirigĂ© par le professeur HansĚýLarsson.

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Musique et rythme naturelĚý: une solution Ă  la douleur

Des recherches menĂ©es au cours des dix dernières annĂ©es ont montrĂ© que, lorsque nous parlons, chantons, jouons d’un instrument ou battons simplement la mesure, nous faisons appel Ă  un rythme qui nous est propre. On pense que ce rythme, appelĂ©Ěýtaux de production spontanĂ©, pourrait ĂŞtre liĂ© aux rythmes circadiens.

Une Ă©quipe de recherche de l’UniversitĂ© şŁ˝ÇÉçÇř a dĂ©couvert qu’à ce rythme, la musique avait les meilleures chances de soulager la douleur. Cette conclusion donne Ă  penser qu’il est possible d’attĂ©nuer la douleur qu’une personne ressent en ajustant le tempo d’une pièce de musique qu’elle aime Ă  son rythme interne.

«ĚýIl est possible que les oscillations neuronales, responsables d’établir notre tempo interne, soient plus facilement influencĂ©es lorsque le rythme de la musique s’en approche, et s’“éloignent” en consĂ©quence des frĂ©quences associĂ©es Ă  la douleurĚý», explique MathieuĚýRoy, professeur agrĂ©gĂ© au DĂ©partement de psychologie de l’UniversitĂ© şŁ˝ÇÉçÇř et coauteur en chef de l’article avec la professeure CarolineĚýPalmer.ĚýLire l’article

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Les fuites de méthane provenant de puits pétrogaziers inactifs au Canada sont sept fois plus importantes qu’on ne le pensait

Le Canada compte au-delĂ  de 425Ěý000Ěýpuits pĂ©trogaziers inactifs, dont la plupart se trouvent en Alberta et en Saskatchewan.

Une Ă©quipe mcgilloise dirigĂ©e par MaryĚýKang, professeure agrĂ©gĂ©e de gĂ©nie civil, a mesurĂ© directement les Ă©missions de mĂ©thane de 494Ěýpuits rĂ©partis dans cinq provinces Ă  l’aide d’une chambre de flux et a analysĂ© des donnĂ©es relatives aux puits, notamment l’âge, la profondeur et l’état d’obturation. L’estimation Ă  laquelle elle est parvenue pour les Ă©missions Ă  l’échelle du pays, soit 230Ěýkilotonnes par an, est sept fois plus Ă©levĂ©e que les 34Ěýkilotonnes dĂ©clarĂ©es dans le Rapport d’inventaire national du Canada.

Ces résultats mettent en évidence une lacune importante dans l’inventaire officiel des gaz à effet de serre du pays et soulèvent des questions urgentes sur la manière dont les fuites de méthane sont surveillées, signalées et gérées.

«ĚýLes puits non exploitĂ©s sont l’une des sources d’émissions de mĂ©thane les plus incertaines au Canada, souligne MaryĚýKang. Sans estimation prĂ©cise des Ă©missions de mĂ©thane, nous ne pouvons pas Ă©laborer de politiques climatiques efficaces.Ěý»ĚýLire l’article

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Photo sur la première rangée, de gauche à droite : Alexandre V. Demers-Potvin, André S. Mueller et Hans Larsson; Mary Kang. Rangée du bas, de gauche à droite : Caroline Palmer, Mathieu Roy et Wenbo Yi; Luisina Ongaro et Daniel Bernard (Département de pharmacologie et thérapeutique).

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