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Lauréats 2015

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Professor Paul FrançoisPaul François

« Je suis très heureux, très ravi, très honorĂ© et rempli d’humilitĂ© », affirme , relativement nouveau Ă  şŁ˝ÇÉçÇř, oĂą il s’est joint au DĂ©partement de physique Ă  titre de professeur adjoint en 2010. « ĂŠtre reconnu pour son travail lorsqu’on est en dĂ©but de carrière scientifique est extraordinaire, et ce prix tĂ©moigne Ă©galement du soutien accordĂ© Ă  la biophysique Ă  şŁ˝ÇÉçÇř de façon gĂ©nĂ©rale. Il s’agit d’un domaine interdisciplinaire en plein essor, et je suis convaincu que de nombreux progrès, tant en science fondamentale que pour de futures applications biomĂ©dicales, dĂ©couleront des interactions entre les mathĂ©matiques et la physique, d’une part, et la biologie et la mĂ©decine, d’autre part. Nous pouvons dĂ©sormais considĂ©rer et observer une cellule comme un système dynamique contrĂ´lable, et c’est lĂ  que la physique est particulièrement puissante pour identifier des lois et des principes simples. »

François a obtenu son doctorat à l’École normale supérieure (Université Paris VII) en 2005, puis a effectué un stage postdoctoral à l’Université Rockefeller. Son principal domaine de recherche est la biologie des systèmes évolutifs, un champ émergent qui combine la physique, la biologie et l’informatique. François utilise des outils computationnels et mathématiques pour modéliser et comprendre l’évolution des réseaux biologiques, tels que le système immunitaire ou les cellules qui coordonnent la croissance embryonnaire.

Le Prix pour chercheuses et chercheurs émergents d’exception a été créé par le Bureau de la recherche et des relations internationales. La Dre Rose Goldstein, vice-principale (RRI), souligne la qualité et l’impact des travaux du professeur François dans ce domaine émergent, notant que son recours à des technologies de calcul de pointe « fait progresser de manière significative notre compréhension du fonctionnement des cellules immunitaires et fournit des éclairages inestimables sur le développement des maladies immunitaires ».

François sera bientĂ´t admissible Ă  la permanence, ce qui rend cette reconnaissance particulièrement opportune. « La reconnaissance en dĂ©but de carrière est quelque chose dont on rĂ©alise de plus en plus l’importance, Ă  şŁ˝ÇÉçÇř comme ailleurs, parce que nos domaines sont très concurrentiels, surtout lorsqu’on commence », explique-t-il. « D’un point de vue pratique et fondamental, un prix comme celui-ci m’aide lorsque je prĂ©sente des demandes de subvention, parce qu’il dĂ©montre la reconnaissance et le soutien de mon universitĂ©. C’est un petit coup de pouce. Et cela renforce la confiance. »


Professor Joelle PineauJoelle Pineau

« Je repousse un peu les limites de ce qu’on appelle le dĂ©but de carrière », plaisante , professeure agrĂ©gĂ©e Ă  l’École d’informatique, qui s’est jointe Ă  şŁ˝ÇÉçÇř peu après avoir obtenu son doctorat en robotique Ă  l’UniversitĂ© Carnegie Mellon. « Mais la qualitĂ© des chercheurs que nous avons Ă  şŁ˝ÇÉçÇř est exceptionnelle, alors ĂŞtre choisie de cette manière est très spĂ©cial. »

Les recherches de Pineau combinent les mathématiques fondamentales et la robotique médicale afin de produire des résultats concrets à fort impact social. À titre de codirectrice du Reasoning and Learning Lab, une grande partie de ses travaux porte sur le développement d’algorithmes de prise de décision et d’apprentissage, puis sur leur application à des problèmes complexes en robotique et en soins de santé, comme la conception de fauteuils roulants « intelligents » capables d’apprendre à naviguer sur des terrains inconnus et de comprendre des commandes vocales.

Les travaux de Pineau peuvent sembler fortement ancrés dans les mathématiques théoriques, souligne Rose Goldstein, mais ils sont également fermement orientés vers l’amélioration de la qualité de vie des personnes : « Pour les patients qui n’ont pas les capacités physiques ou cognitives nécessaires pour utiliser des fauteuils roulants motorisés conventionnels, ce type de technologie change véritablement la donne. »

Pineau connaît une année particulièrement fructueuse, ayant également reçu un Tomlinson Scientist Award, qui reconnaît la collaboration interdisciplinaire, et ayant été nommée William Dawson Scholar. Une grande partie de ses recherches au cours de la dernière décennie a été de nature interdisciplinaire, notamment une vaste collaboration avec le Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain, réunissant plusieurs universités, afin d’explorer des enjeux d’inclusion sociale et de participation des personnes ayant des incapacités physiques. De tels projets exigent nécessairement du temps pour établir des partenariats, recruter des étudiantes et étudiants et obtenir du financement. « Ce sont des projets ambitieux qui demandent du temps pour bâtir les connaissances et l’infrastructure appropriées », explique-t-elle. « J’ai l’impression que de nombreux efforts portent maintenant leurs fruits, et que ces projets atteignent un stade de maturité où ils ont un impact et sont reconnus. C’est à la fois stimulant et gratifiant. »


Professor Andrew PiperAndrew Piper

« L’après-permanence est une phase de carrière très distincte et, Ă  bien des Ă©gards, exigeante », observe . Le professeur agrĂ©gĂ© et William Dawson Scholar s’est joint Ă  şŁ˝ÇÉçÇř en 2005 et a obtenu la permanence en 2012. « Franchir l’obstacle exigeant de l’obtention de la permanence entraĂ®ne beaucoup d’introspection, de nombreuses Ă©tudes le montrent, et je n’y Ă©chappe certainement pas moi-mĂŞme. Ce qui se produit ensuite, c’est que l’on se retrouve avec de nombreuses responsabilitĂ©s professionnelles, telles que des comitĂ©s de promotion, l’évaluation de manuscrits pour des maisons d’édition, qui sont gĂ©nĂ©ralement moins satisfaisantes. Nous appelons cela le travail de service, et il empiète Ă©normĂ©ment sur le temps consacrĂ© Ă  l’enseignement et Ă  la recherche. L’espace nĂ©cessaire Ă  la rĂ©flexion et Ă  la crĂ©ativitĂ© tend Ă  s’éroder, et les gens traversent une pĂ©riode d’apprentissage pour rĂ©tablir un certain Ă©quilibre.

« Un prix comme celui-ci renforce la satisfaction à un moment clé : il est utile d’entendre “Tu es sur une voie importante, continue” à ce stade de ma carrière. »

Ancien boursier Andrew W. Mellon New Directions et actuel directeur de .txtLAB, un laboratoire de sciences humaines numĂ©riques Ă  şŁ˝ÇÉçÇř, Piper explore l’intersection entre la littĂ©rature et les technologies de la lecture, passĂ©es et prĂ©sentes. En saluant le caractère avant-gardiste de ses travaux, Rose Goldstein souligne la manière dont il utilise de nouvelles mĂ©thodes computationnelles pour Ă©laborer une approche rĂ©volutionnaire, fondĂ©e sur les donnĂ©es, de notre façon de penser des formes artistiques telles que le roman, en utilisant essentiellement la technologie pour rĂ©vĂ©ler des motifs et des Ă©clairages jusqu’alors invisibles. Parallèlement, ajoute-t-elle, il est Ă©galement un leader intellectuel Ă  l’échelle mondiale qui « apporte une contribution remarquable aux grands dĂ©bats sur l’exploration de donnĂ©es et la place des technologies de l’information dans la sociĂ©tĂ© ».

« şŁ˝ÇÉçÇř compte un corps professoral très vaste et extrĂŞmement talentueux, dans toutes les disciplines », conclut Piper, « alors ĂŞtre choisi pour cette reconnaissance est très spĂ©cial et constitue un vĂ©ritable compliment. »


*Les profils présentés sur cette page ont été rédigés en 2015.

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